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Dimanche
Chemin de St Jacques

Voilà , le grand départ est arrivé.
Après le départ de Paca vers Vallorcine et ses 7 changements, cela vers 6h00 du matin, le petit déjeuner se veut silencieux mais copieux : croissants.

Certains nous annoncent même, au bout de 11 jours passés ensemble, qu’il ne faut pas leur parler le matin. Quelle idée ! Au programme, messe à Decazeville à 11h00. Il ne faut pas perdre de temps pour tout ranger et plier les tentes.
Là encore, notre groupe « On G.R » prouve son efficacité.

Nous disons au revoir à Géraldine qui remonte vers la Charente et en route vers Decazville. Là , pendant le voyage dans la superbe Golf, Samuel ne se sent pas bien. La voiture est à peine arrêter qu’il doit descendre. Il nous retrouve à l’église, un peu blanc.

Huit jeunes aux premiers rangs d’une église, cela ne passe pas inaperçu : le prêtre vient donc nous saluer. Après la messe, il est temps de se diriger vers la gare de Viviez Decazville où Catherine et Céline vont prendre le train pour la Mayenne : beaucoup plus loin que Vallorcine mais seulement 2 changements.

Marie, Gladys, Tang et Erwan vont vers l’Espagne avec la 6.05.

Manu descend vers Toulon

Et Samuel essaie de prévenir ses amis par téléphone qu’il arrive pour les voir à Albi.

Les voyages forment la jeunesse !
A l’année prochaine pour la suite !


Chanson sur l’air « Me voici vers toi »
« Nous marchons longtemps,
Nous marchons vraiment longtemps
Nous avons très faim
Et nous avons soif aussi,
Nous voulons du coca ! »
« Brave Madeleine, fais chauffer ton four.
Mets y de la peine, et tout ton amour.
Fais des p’tits gâteaux, fais en à la pelle
Pour les pèlerins de Compostelle »
Conques
Chemin de St Jacques

"si on allait aux laudes de 7h30 !".

Et oui, seul jour de notre périple où nous pouvons faire la grâce mat’. Alors, debout à 6h45. « Pas l’temps de se laver les minettes, on va être en retard ». Mais le plus terrible, c’est qu’il faut aussi grimper vers l’abbatiale. Ouf, nous voilà arrivés. Silence, c’est commencé. Ils ne perdent pas de temps, ces chanoines. On enchaine sur la messe de 8h00.

Quelques pèlerins reçoivent la bénédiction pour aller vers St Jacques : Pascale reconnait Agnès, une jeune avec qui elle a travaillé à Vallorcine. Le monde est vraiment petit.

Il faut ensuite redescendre pour le petit déjeuner. Tanguy et Erwan accompagnent Céline pour les courses : il ne faut rien oublier pour la recette : riz, ananas, jambon d’Erwan. Tanguy, le grand bébé, réclame des bonbons que Céline accorde après insistances.

Toujours le même dialogue au p’tit déj. : « Passe le nutella », « elle est où la confiture de fraise ? » , « y’a plus de confiture de myrtille ? », « qui veut encore de l’eau ? ».

Et on remonte pour une visite guidée de l’abbatiale. Notre guide nous décrit avec passion et humour le tympan. La découverte du Trésor de Ste Foy, cette petite fille de 13 ans, martyre et qui aime les bijoux des riches comtesses, nous impressionne beaucoup.

Pendant ce temps de culture pour le reste du groupe, Paca et Tanguy s’adonnent aux mathématiques du nombre de changements pour Vallorcine. Ouf ! Seulement 7 changements.

Il est l’heure de redescendre pour le repas car Gilles doit nous quitter vers 14h00. Quel grand moment de passion pour les filles lorsque Gilles accepte la guitare du groupe de l’aumônerie de Paris ( nos voisins de camp ). « J’ ai la guitare qui me démange alors je gratte un p’tit peu ».

Au revoir Gilles et au 9 novembre pour les crêpes.
Pendant que Gilles déguste son sandwich au jambon, nous nous régalons avec la recette d’Erwan. Humm ! Comme dans un camp d’ados, une après-midi libre s’impose pour terminer de visiter et acheter les souvenirs.

Après une halte spirituelle aux vêpres, nous faisons une halte à l’auberge de St Jacques pour déguster une bière ou « un thé abricot ».

On se sent bien dans ce village ; sur l’esplanade, en plein soleil, on ne veut plus rien changer. Quel Bonheur !!!

Mais le repas et l’omelette aux 30 oeufs nous attendent. Bien sur, comme à l’habitude, depuis quelques jours, nous devons nous abriter sous les sapins pour déguster les poires belle Hélène. Merci Tang et Paca pour cette idée.

« Y’a trop de chocolat » ; « Je vois rien dans ma gamelle ; il fait noir ». Tandis que le courageux Manu se met à la vaisselle, les filles accompagnées de Samuel partagent une discussion sur la Foi, notre Foi.

Le sommeil et le froid fait stopper cette discussion pour certains.
Bonne nuit les petits.


Après quelques jolies mélodies, Céline demande à Gilles qu’il nous joue « Les Copains d’abord » de Brassens, et après quelques couplets, ce chant se transforme en :

« Non, tu n’étais pas un fardeau,
nous t’aimons malgré tes bobos.
Et nous te donnons rendez-vous à 
Conques, l’an prochain.
Avec Ste Foy, nous cheminerons
Avec ta pipe et ton bâton.
Et tous ensemble, nous irons jusqu’à Santiago ».
Golinhac > Conques
Chemin de St Jacques

C’est au crayon papier que l’histoire se poursuit ( nous avons épuisé tous nos crayons à relater nos incroyables aventures !!!).

Le réveil est dur, dur mais comme nous sommes des êtres « courageux », dynamiques ( ???), nous nous levons plein d’entrain pour cette dernière journée de marche.

Comme d’habitude :
 petit déjeuner (rapide car il commence à pleuvoir)
 démontages des tentes et rangement du pique-nique dans les sacs
 et enfin, départ.

Ouah, trop dur : « J’ai l’ampoule qui éclate » ( sur l’air de Stone, le monde est stone). Il mouillasse mais la bonne humeur est au rendez-vous.

Prière dans l’église. Ca résonne, c’est chouette. Déjeuner en sous bois à l’abri car la pluie tombe toujours : poisson, poisson ou poisson au choix. C’est bon.

Nous repartons. Ca monte puis tout doucement, nous descendons.
Nous nous attendons pour découvrir ensemble Conques.

La pluie redouble. On se croirait dans la forêt amazonienne. Certains disent même avoir vu Tarzan. Enfin, Conques. La joie est à son comble « Jubilaté Déo ». Je ne trouve pas les mots « c’est trop beau ».

Oh, une répétition de concert. Silence, on écoute. Zarbi. On repart. Arrivent les parents d’Eline. P’tit coup de cafard. Ca sent la fin. Vite, vite, profitons de ces derniers moments avec Eline pour visiter Conques. Il y a trop de choses à voir et il reste encore demain pour la plupart d’entre-nous.

Nous découvrons notre dernier camping 3 étoiles à l’entrée. On a du mal à comprendre pourquoi : c’est vieux, WC à la turc , lavabo bouché. Beurk.

On ne le comprend que dans la soirée ( pour certains, seulement, le dimanche matin), on découvre un superbe bâtiment tout neuf. Comme nous n’avons pas fait les courses ( est-ce un inconvénient ?), nous décidons d’aller manger en « ville ». Le groupe approuve immédiatement.

Et nous voilà partis pour Descazville, en pizzeria. Ouah ! des tables et des chaises.
Ouah ! des WC avec du PQ. C’est hyper super méga cool. « Il en faut peu pour être heureux ».

Grand moment de bonheur avec Chianti et cidre au rendez-vous. Encore ouah ! Géraldine ne résiste pas à une deuxième pizza. Nous revenons au camping, le ventre plein, le coeur joyeux et l’oeil brillant.

PS. Manu prête sa voiture ( je l’écris ) à Céline qui eut du mal à trouver les
feux.

Bonne nuit jusqu’à .7h00.

Espalion > Golinhac
Chemin de St Jacques

Nous quittons, après un dur lever, le camping « usine » et c’est le début d’une longue journée de marche. Programme de la matinée : marche pour la majorité et ballade pour Céline et Gillou.

Erwan trouve sa branche de buis. Je ne risque pas : il me semble que le paysage est sublime. Le rendez-vous du midi est à Estaing. On fait une pause d’abord devant un super petit manoir devant le petit pont.

Estaing : petit village charmant que nous n’auront malheureusement pas le temps de visiter : il reste trop de km ! Pique-nique sur le bord d’un cours d’eau : Samuel et Tanguy font un barrage : ça les amuse.

Puis, nous repartons ; une longue et dure montée nous attend Gilles se décide à marcher. Célinou nous encourage sur le chemin. Bon, on arrive ( les autres ) à 18h30 ! Fatigués mais heureux ! Gillou nous offre un choc choc. Les Fonceurs ont déjà monté les tentes. Cool !

Et on mange assis au sec dans le gite tandis qu’il pleut dehors

St Chely dAubrac > Espalion
Chemin de St Jacques

Après une nuit fraiche, nous avons quitté ce matin Saint Chély d’Aubrac. Les douches étaient chaudes dans ce camping, espérons que nous en retrouverons des semblables dans les prochains jours !.

Peu de temps après avoir quitté le village, nous nous arrêtons sur un pont sur lequel se trouve un calvaire de pierre. Nous prenons un temps de prière.

Ensuite nous reprenons la route. Grâce à Dieu, il ne pleut pas, il fait plutôt frais et doux et le ciel est légèrement couvert. La route s’avère plus facile que la veille, avec une alternance de petits sentiers et des morceaux de routes goudronnées.

Pour certains, la route se fera accompagnée de récits fantastiques contant les aventures d’un empereur albinos vivant sur une ile décadente.

Avant d’arriver à l’étape du midi, nous terminons de descendre dans une vallée, pour la remonter ensuite. A midi, nous retrouvons Gilles et Céline et nous déjeunons au bord de la route, sous un arbre, sur une crotte de poule pour Catherine.

Puis c’est le départ pour Espalion. Ca descend rude jusqu’à Saint Côme où nous faisons une halte dans un café avec les Belges. Certains goûterons l’amer mais rafraichissant « Verdier Tonic ». Le village de Saint Côme est également remarquable pour ces petites ruelles moyenâgeuses, sa tour, ainsi que son église.

La description de cette journée serait incomplète si nous omettions de parler de l’art roman qui a jalonné notre route et de l’art de la drague, d’abord décrié par les garçons du groupe « On G.R », puis mis en application par le groupe « On Bière » ( c’est à dire, les Belges ). Les filles les plus avisées se souviendront longtemps de ce brun ténébreux aux cicatrices d’aventurier, à la peau dorée par le soleil, et avec un regard. Mmh !
Que les garçons les plus jaloux s’en aillent les premiers !

Saint Côme d’Olt est un village superbe, sans doute un des plus beaux de France, et il s’inscrit dans un cadre de toute beauté, alors, amis voyageurs, prenez en plein les yeux car bientôt vous découvrirez Espalion et son superbe camping : Beaufland ** . Je serai en dessous de la vérité si j’osais la comparaison avec les bidonvilles de Calcutta. Ici, les gens vivent les uns sur les autres, à demi-nus, les habits séchant sur le moindre centimètre de fil etc
C’est un trou à ordures.
Où décante une rivière

Mais la convivialité et l’humour auront toujours raison des bauges les
plus sordides. N.B : A la piscine, il y avait des naïades, et à l’heure où j’écris, une
équipe de rugbymen s’entraine. Géraldine glousse.

Description d’une après-midi vécue par Gladys, Marie, Pascale, Tanguy et Eline.
Fou-rires serait un mot qui correspondrait bien. Bon, je fais une pause pour noter les paroles des chansons composées sous les incitations pressantes de la communauté :

...

Résultat de ces chants. Un triomphe ! Bon, repassons aux fou-rires.
Alors saviez-vous que les bus passaient sur les GR ? Et bien, nous en avons trouvé un qui tombait juste à pic dans les montées ! Son nom ? Le Bus Tang. Un mot un soupir. Il s’arrête ! Accroché aux lanières de son sac, il nous aidait à monter avec une grande efficacité.

Le chauffeur paraissait parfois fatigué, surtout parce que les passagers ignoraient l’écriteau « Interdit de parler au conducteur ». Une constatation toutefois : il est difficile de monter en rigolant !

Arrivés en haut, enfin, nous avons découvert un raccourci qui nous a permis de jouer à « La petite maison dans la prairie ». Pascale a joué le rôle de Laura qui tombe et qui roule.

Bref ! Tout cela nous a permis de rattraper Géraldine et Catherine ! Bientôt, un peu plus haut, Gladys nous a pris en stop dans sa super voiture ( mieux que la Golf de Manu, sans aucun doute !). Nous avons traversé un petit hameau qui nous proposait un super spectacle : « Chiens sur génisses » !!!

Nouveaux fous-rires. Bref. Par la suite, Tanguy se dévoue pour monter voir « La Vierge ». Nous l’attendons 5min 10min mais que fait-il donc ? ». Il revint le visage illuminé. Il avait été appelé par Dieu et devint alors Tanguy de la Sainte Blague, fondateur de la Communauté Notre Dame de la Joie Sainte Marie de l’Humour transformée pour Eline en Saint Jésus de l’Humour.

Second raccourci après. Pas très efficace.
Nous arrivons ensuite à Espalion
Voilà pour aujourd’hui !


Pour Gilles et Céline :
(sur l’air de « Céline »)
« Gillou, Céline, qu’est-ce que vous
avez fait,
Pendant la matinée où nous avons
marché.
Est-ce que vous vous êtes amusés.
Alors que vous nous manquiez.
Non, non, non, ne dites rien, non ne
dites rien
Nous savons tout, nous savons déjà .
Non, non, non, ne dites rien, non ne
dites rien
Nos espions étaient postés plus loin. »
Pour Samuel :
« On dirait qu’ ça t’ gêne de marcher avec nous.
On dirait qu’ ça t’ gêne de marcher comme un fou.
On dirait qu’ ça t’ plait d’être avec Célinou.
T’étais trop jaloux qu’elle reste avec Gillou. »
Nasbinals > Saint Chely d'Aubrac
Chemin de St Jacques

Nous partimes de Nasbinals ! Petite prière en attendant la 2 zéro 5 (Emmanuel et Gégé !).

Promenade dans les superbes montagnes aux étendues immenses et à perte de vue ! Céline = problème de genoux.

Arrivé à Aubrac superbe église et tour des Anglais, ancienne hostellerie de Saint Jacques. Bref nous PIC NIC ! reparti pour 2 heures de marche. Céline doit nous retrouver sur la route.


Invention du village des schtroumphes :

 Gille : rêveur
 Céline : compta
 Eline : sourire
 Emmanuel : Hi-Tech
 Erwan : fonceur
 Marie : schtroumphette
 Pacache : cool
 Glad : Azraêl
 Gégé : culture
 Samuel : Jedi
 Tanguy : Gargamel
 Cath : speed


Dix paires de pied tantôt marchèrent
Partant du Puy, volcan en ruine
Chemins de pierre ils arpentèrent... .
 
Ceux de Gladys étaient bien lisses
Un dur cailloux y fit son nid
On admirait ceux de Marie
Avant qu’la route ne les ternissent
Et dans les chausses de Pascale
Comme dans celles a Marie-France
Dormaient des peutons de peau fine
On dirai aujourd’hui des dalles
Pareils Aux genoux de Céline
 
Seules les racines de Géraldine
Pouvaient sans crainte cogner la route
Quant les gambes de Catherine
Flottaient bien plus que ne marchaient.
 
Avec ces nymphes cheminaient
Trois chevaliers aux pieds ferrés
Erwan cognant la glaise dure
Manu derrière achevait
Les rocailles agonisantes
 
Et puis tordu sur son bâton
Gilles le barde gangrenait.
 
Ainsi quatre jours cheminèrent.
 
Et Marie-France pris le large
Juste aux berges de l’Aubrac
Elle emporta les pieds de gilles
La bande n’en menait plus large
Pour tous la fée était absente.
 
Mais ce jour la trois paires de pieds
A l’addition vinrent se mêler
Ce qui fait pour qui sait compter
Onze et demi sur le chemin.
 
Tanguy farceur comme un lutin
Un grand prince venu d’orient
Et qui disait être Samuel
Et Dame Eline aux pieds d’elfine
Accompagnaient les voyageurs
 
Longtemps ils pourraient cheminer
Tant belle fraternité
Tous et toute les unissait.
 
Et bienveillant un peu partout
Dieu leur aplanissait la route
Entretenait un peu les ronces
Et les protégeait de la bête.
Aumont Aubrac > Nasbinals
Chemin de St Jacques

La phrase du jour : « Le moral se trouve où ? Dans le fond des gamelles ! » Grande ballade géniale dans les montagnes assez désertiques.

Après un fastueux pique-nique près de la fontaine avec une superbe table en ferraille. Re-décollage de la marche pour arriver à Nasbinal. Camping à 2km après le village.

Journée surtout superbe par sa soirée aux cascades ! Diner génial de purée, steak devant un coucher de soleil, une vue infinie et une soirée Jedi improvisée.

Retour par le chemin des écoliers pour arriver enfin au camping. Dodo : orage la nuit !

Le lundi matin : Cécé et Marie amènent Gillas chez le Toubib because il a un gros bobo au pied : résultat des courses : fini la marche pour notre Jedi à la pipe !

Ensuite, gros plein de course chez ATAC ( en prenant l’autoroute, s’il vous plait !) et on retrouve la bande vers 13h00.

Saint Alban > Aumont Aubrac
Chemin de St Jacques

La dure journée du samedi nous a ralentis dans notre élan de jeunesse, surtout qu’une petite étape sous un soleil endimanché nous attend.

Grâce matinée : levée à 8h00. Ouah !!!

Petit déjeuné avec REMY : et oui, son vrai nom nous a été dévoilé.
Et puis, voilà le temps des au-revoirs à Marie-France qui repart pour le travail.

Quelques gouttes commencent à tomber : vite, vite démontage des
tentes...
...Beaucoup de précipitations pour que quelques gouttes.

En marche vers Aumont, « Rendez-vous au premier calvaire ! » : dit Erwan.
Le premier arrivant : stop. Pas d’Erwan. « Il s’est peut-être perdu ; il est derrière nous ; il est tombé dans un ravin ; il est devant : il n’a pas vu la croix ». Toutes les excuses sont possibles.

Même sans Erwan : pause goûter avec le lait concentré sucré ; et on continue notre route. Arrêt déjeuner : toujours pas d’Erwan. « on lui laisse du pain, oui ou
non ? » Après longue réflexion, un peu de pain pour le pauvre sera gardé.

Vers 17h00 : « Marie-Claire, on peut monter dans ta voiture ? ». Et oui, Marie-Claire s’est déplacée pour apporter le colis tant attendu par Manu.

Manu, grand enfant, se lasse de sa Golf ( que l’on a pas encore pu conduire ) et s’est trouvé un nouveau jouet : un appareil photos numérique. Montage des tentes, douches, soins des pieds. Bref, la routine de l’équipe « On G.R », exception faite des pieds de Gilles : « Allo, Maman, bobos !!! ». Repas exceptionnel car préparé par des « hommes » ; « il me manque des ingrédients, cela ne sera pas MA recette ! » dit Erwan. Merci, c’était très bon.

Au fait, j’ai oublié, dans la routine des soirs, l’arrivée de Tanguy, Eline et Samuel ( peut-être, ne le verrons nous que demain).

Plus d’inspiration

Pause
Bonne nuit à tous.


Petit lexique (pour les non-initiés de la trousse à pharmacie) :

 Rustine : selon Gilles : rond de caoutchouc qu’on applique sur les trous de la peau, pour les boucher ; mais ( reprise de Gladys ), inconvénient après une journée de marche, cette dernière se décolle, entrainant un arrachage de la peau
d’où l’importance du coussinet.
 Coussinet : petit coussin à l’image de ce qu’il y a sous les pieds des chats ; donc, élément indispensable pour les pieds du randonneur ampoulé.
 Lingette : destinée à l’origine aux nettoyages des fesses délicates des bébés, elle devint, au cours du 21ème siècle, un autre élément indispensable pour le pèlerin moderne (notamment pour la pause déjeuner).
 Oxyplastine : ( ou béparthène), pommade également destinée à l’origine aux fesse des bébés, elle fut importée par les soeurs Garreau ( sous le conseil avisé de leur Papa), et servit à la protection de quelques dix paires de pieds durant le
pèlerinage.
 Ampoules, poulettes : ( sans lesquelles tous les produits ci-dessus nommés resteraient sans usage ). Invitées spéciales du pèlerinage,existant sous diverses formes et grandeurs : tailles X, XXL ou S .

NB. Le Jedi ayant le plus d’ampoules a gagné le pèlerinage.
Pour l’instant, ( 5 Août ), Miss Paca l’emporte de loin avec en prime une morsure de serpent).

Saugues > Saint Alban Sur Limagnole
Chemin de St Jacques

La nuit a humidifié l’herbe et les tentes mais le matin ( on aimerais dire l’aurore) nous laisse petit déjeuner au frais mais au sec.

Donc, naturellement, on lève le camp à 9h pour une grande étape de 30km, la plus longue de la route mais ça ne nous fait plus peur. De toutes façons, nos pieds sont déjà foutus, alors même sur les moignons, on marchera.
En route, donc...

Poc, c’est la pluie qui nous a un Poc peu chassé et Poc tel un troupeau Poc de télétubbies Poc des Petits chaperons rouges Poc jaunes Poc et vert entonnent gaiement des « Je vous salue Marie » qui montent tout droit au dessus des nuages Poc. Et la route parait plus douce Poc.

En chemin, Poc, les chaperons ne rencontreront pas le loup Poc mais un nouveau compagnon que nous appellerons Jéremy Poc jusqu’au dimanche matin où sa véritable identité Poc sera dévoilée Poc. La tour penchée de la Clauze Poc sous la pluie Poc et sur son bloc de granit Poc me rappelle les paysages d’Irlande Poc et dans ce conté, nous serions le Prechum.

Nouveaux jours, nouvelles méthodes, on inaugure le « retirage des chaussettes à midi » admis à l’unanimité comme un truc efficace. Mais pas autant, cependant que les massages magiques de Fée Géraldine qui revigore les guibolles de la compagnie. Et Manu accède au bonheur suprême.

Il en faut parfois vraiment peu pour être heureux...

Puis chacun reprendra la route avec des façons de Cyborg, çe régalant comme Erwan et Manu de myrtilles sauvages des bords de chemins, essayant (Catherine) de compter en fonction de la longueur de son pas et de l’élongation progressive de ce dernier, comment rattraper les marcheurs devant ou gouttent au miracle de l’eau de la Chapelle Saint Roch dont témoigneront les performances de Marie et Gladys.

Finalement, tout le monde se retrouvera pour la pause Twix à 2,5 km de St Alban dans la joie d’avoir presque couru la course. Les 2,5 km qui en deviendront 5 ou plus aux côtés de l’enfer d’une grande route.

Rapidement, le camp sera fait et nous assisterons à la messe en l’église de granit gris et rose de St Alban. Je voudrait ici rappeler la qualité de Fée de dame Géraldine qui pour le repas des marcheurs exténués, bonne cuisine, a concoctée.

St Privat d'Allier > Saugues
Chemin de St Jacques

" Il est où Manu ? S’exclame Géraldine, alors que Céline s’active autour du réchaud. « Mais, mais, je suis là  ! » Tiens, il est là enroulé, position du fœtus, dans son duvet. 1,92 mètres mais il sait se faire petit. Très tranquillement, l’équipe de choc « On G.R » se lève. Après un petit déjeuner, une nouvelle fois « 
trankil », les tentes se plient et les sacs se vident dans les voitures. A plus de
8h30, l’équipe reprend la route, mérite-elle encore à cette heure tardive de
s’appeler « On G.R » ?

Manu.
Premier arrêt : 2min 5 après le départ : moment prière face à un splendide panorama « il est où le crucifix ?? » Puis, c’est enfin parti pour une bonne matinée de marche, largement entrecoupée, il faut avouer, par les multiples pauses « oh, une tour ! on monte » ; « une chapelle, c’est trop mignon ! » « on prend une photo ? qui veut des abricots secs ? » Bref, bon rythme ! Mais de bonnes montées nous attendent, pas de problème, doucement mais sûrement !

Bien contents d’ être en haut.

Petite peur de Gillou, « Où sont (mes yeux) mes lunettes ? » Pause déjeuner dans un endroit sympathique, on enlève pas les chaussures pour ne pas regarder les ampoulettes. Les araignées sont de la partie ( hurlements de Marie à chaque bête !). Marche, Marche, C’ est beau.

Repas animé par Cath. ( animatrice du jeu officiel ) : ce soir : le singe. Il est 21h45 et les garçons se réveillent : « on prendrait bien un café ? » Bon, bah, nous les filles, on va se coucher !

Paca et Marie.


PS. :
deux sujets trrrèès importants ont été abordés aujourd’hui :
1)Les lingettes de Catherine, qui ont particulièrement plu aux garçons (élément indispensable pourtant, dixit Catherine)
2)Le moment « épilation » , pour expliquer cet exceptionnel phénomène ( et tellement pratique ! il y en a d’ailleurs deux dans la 605) à Gillas ( prononcer « Djillasse » ») Il n’est jamais trop tard pour découvrir les choses de la vie ( mais
c’est que pour les filles, hein Gilles !!!)

Le Puy en Velay > St Privat d'Allier
Chemin de St Jacques

Ca y est, c’est parti ! Après que tout le monde se soit refilé ce cahier, j’en hérite en dernier donc j’ai, de ce fait, le « privilège » (expression de Gladys) d’exhiber par écrit toute ma verve

Hier soir, tard, trrrrèèès tard, une fois l’excitation des chaleureuses retrouvailles passée, nous nous endormons chez notre hôtesse, Marie-Claire, avec au coeur, cette phrase pleine d’enthousiasme : « en route pour de nouvelles aventures ! » A ce moment là encore, l’innocence et la fraicheur musculaire l’emportaient sur la dure réalité du chemin de Saint Jacques.

Le plus éprouvant pour certains (comme Manu !), fut le lever aux aurores : 6h00 pour les garçons et 5h30 pour les filles (normal, il fallait bien quelqu’un pour préparer le petit-déjeuner !!!). Le plus éprouvant pour d’autres (comme moi) fut la frugalité du petit déjeuner. Quand c’est bon, il y en a toujours trop peu !

Et enfin, le plus éprouvant pour certaines autres (comme Géraldine), fut la messe de départ, à 7h00 à la Cathédrale du Puy en Velay. Cathédrale belle, sombre, sévère et grandiose. Même la Vierge et l’enfant Jésus sont noirs !

A la fin de la messe, le prêtre nous invite à nous rassembler, nous et les autres pèlerins, au pied de la statue de St Jacques, afin de nous donner la bénédiction, ainsi qu’une petite médaille.

Là , tous sont encore très joyeux !

En quittant le Puy, on se retrouve pour admirer le panorama de cette ville toute particulière, chargée d’histoire et de géographie. Voilà pour la partie géographie !

Le premier exploit du fameux groupe « On G. R » ( prononcer « on gère » copyright Pacache) fut d’innover la technique dite des « deux voitures » qui nous permet de transporter tout ce qui est lourd et qui permet à tous de faire le chemin. Une voiture au départ, une à l’arrivée : génial ! Sauf que pour conduire la voiture, il faut une clef ; et cette clef, mieux vaut l’avoir avec soi plutôt que de la laisser au point de départ. Donc pour ouvrir la voiture, nous étions dépendants de Marie et de sa présence d’esprit qui , évidemment n’a pas cru bon de s’encombrer du poids superflu d’un petit trousseau de clefs !!! Cependant, il
faut reconnaitre à Miss Garreau d’avoir trouvé la seule faille à notre organisation. Bravo !

Les paysages, eux, nous ont agréablement surpris : petits chemins ensoleillés, vues imprenables, framboises sauvages, randonneurs souriants ; bref, en un mot, l’Eden. St Christophe sur Dolaison, Ramourouscle, Montbonnet (où nous avons déjeuné) puis une petite pause au lac de l’oeuf et enfin, la vertigineuse descente vers St Privat d’Allier, but de l’étape ( 24km, bof !)

Tandis que Manu et Marie réparaient sa bêtise à coup d’autostop, nous jouions au jeu de la maladie qu’il faut trouver. Je vous passe les détails du montage des tentes où Céline rivalisait d’adresse ( vive le MRJC !) avec Pacache. Je ne vous parlerai pas non plus de la séance « Houlala fais voir tes méga ampoules ma pauvre chérie ! » Puis douche, shopping, lessive, repas.
Bref, l’aventure.
Bonsoir.


Ce qui prend le plus de place dans le sac à dos de :
 Géraldine : son super tapis de sol.
 Céline : son cahier de comptes,
 Marie-France : sa trousse à pharmacie.
 Marie : ses fringues ( mais pas les clefs de sa voiture)
 Manu : sa Golf TDI toute neuve.
 Gilles : sa pipe.
 Pascale : des ampoules, encore des ampoules.
 Erwann : tout le reste, sauf ses chaussures

Ile st germain
Poesie
Il y avait un tapis de feuille morte
Mes pas ont craqués a ta porte
N’ai-je pas dérangé ?
Je marchait
 
Il y avait là tapis
Du gris a mon coeur
L’ame de ton violon
Avait de la couleur
Des sous bois que je connais
 
Et la seine coule des notes en libertée
Resonance
Poesie
J’entend comme un chant de tournesols
Résonant de pâquerette, mauvaises herbes
Coquelicots et brins au vent.
 
Il est griffus et rocailleux
Diffus et vaporeux
Difforme, ambiguë, vide
Cataclysmique pouls des galaxies !
 
Mais aussi parfois...
 
Il va glisser par la lame du lichen a l’œil de la truite
Du fond des voûtes aux coins des greniers
Et au cœur de la lune, même.
 
La musique s’écoute du fond des yeux,
J’aime entendre en aveugle l’univers qui chante.


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