L’eau de vie de ta bouche
Longtemps coule dans ma tête
Et de cette distillerie trouble
Surgissent cris et chants comme de fête
Et quand la fatigue et le calme
Tarissent cette étrange kermesse
Un vague effroi me gagne
Et comme un glas froid me blesse
Au rond de fumée le liquide
Qui antan tant me troublait
Maintenant pareil, livide
S’évapore et alors je revois
Cette seconde une seconde
Ta blanche mèche longue