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Un concert, depuis une éternité on en avait pas fait. Celui-ci était programmé de longue date. C’était l’exposition des artistes de la recherche ou je présente un portrait de Ximena. Nathalie est venu passer le weekend a Paris. On déjeune ensemble et puis je me prépare. Je prend le RER C puis le tram T3, je descend a Georges Brassens. Il fait frais et gris, je traverse le parc, que j’aime bien, direction la rue des morillons. Renaud est déjà là avec Sylvain. Mon cadre est tombé durant la nuit et il a fallu le remettre en place, avec une ficelle qui tiens directement le cadre. Gaël arrive bientôt, puis Fabienne. Vers 15 on commence à répéter. Puis a 16h on commence, le public n’est pas très nombreux. Vers "les poissons rouge" mon regard croise dans un Flash celui d’Héloïse qui viens d’arriver, je suis soulevé par une émotions très forte, je doute, parce qu’il m’est déjà arrivé d’avoir des impressions fausses. Mais elle est bien là , ce sont bien ses yeux, son regard. On joue Ange, et je vois défiler les 5 dernières années devant mes yeux. Quelque chose c’est accomplis durant ce concert, loin d’être le meilleur il m’a ramené sous les yeux d’Héloïse. Après le concert je salut et lui sourie (elle aussi). Puis je vais poser la guitare et prend un peu mon temps afin de lui laisser le temps éventuellement de filer à l’anglaise. Mais elle reste assise et je vais la saluer. On parle un peu, je range l’émotion dans une zone cachée de mon esprit. mais les mots banals qu’on se dit prennent du poids malgré moi. On s’installe quelques minutes sur un banc devant la salle d’exposition, j’ai une furieuse envie de cigarettes. Gaël et Fabienne nous rejoignent on va boire un verre (blanc) dans un petit café. Puis on prend le bus entre convention et St Sulpice. Notre conversation est douce et tranquille (les affaires de la BNF et de l’Observatoire, la vie qui n’est pas une compétition, les appartements) Dans les rue entre St Sulpice et St Michel elle me dit qu’elle déménage parce qu’elle vie avec quelqu’un. Mon point est fermé très fermement, rien ne transparait. On va encore boire un verre, un mojito chez "la vielle" qui n’est plus là . Puis elle voudra chercher un Lilo, il y en a dans le café en face, on va le récupérer. Et elle partira via la 10, une dernière fois je vois ce regard. Je marche longuement méditant. Avec Gaël on va voir le dernier film de Romain Duris "l’Homme qui voulait vivre sa vie" a Châtelet. Ensuite on ira boire un verre sur les grands boulevard et c’est une longue et déprimante discutions... Gaël est fatigué, peut être la fin des concerts. Et je me dit qu’importe, j’ai revu Héloïse, qu’importe c’est pour cela que j’ai tout fait. Et finalement sur le scooter de Gaël, alors que la pluie froide nous gèle le cou, on prendra la direction de gare st Lazare, puis un taxi. |
