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Je retrouve Emilie a un brunch "ARTI" rue Quinquanpoix. Un journal de création graphique avec de jolie litho. Un peintre fait une fresque moyenne sur la vitrine. Dedans des tableaux et un petit buffet des gâteaux, du jus de fruit.

On se retrouve avec la belle et on fait le tour avant de se diriger vers le petit bal perdu devant l’église de Menilmuche. Un orchestre joue valses et java, Emilie filme. On danse une danse et on visite la librairie du "monte en l’air" plein de choses pour me faire plaisir dans cet antre libertaire.

Puis on cherche le vide grenier de Stalingrad qu’on ne trouve pas, avant de dériver vers un bistrot de Belleville. On se mange un demi-Camenbert avec du miel et du laurier. Sublime mais lourd. Avant que Gaël n’arrive Emilie doit partir pour aller voir la pièce des "faux gitans" dans son intégralité...

Gaël arrive et on attend le résultat des élections. C’est annoncé a la radio. On applaudis, le patron offre une tournée de sauciflar et il y a des klaxons dans la rue

Avec Gaël on cherche un resto. On descend vers chez moi et on s’installe au "bistrot des musés". Excellent repas pour 22 euros.

Il y avait tout plein de monde dans les rues et a cotés de chez moi (je suis proche de bastille). Et ça ne me plait pas trop les foules, en plus j’étais plus réjouis de la défaite de Sarkozy que de la victoire d’Hollande, alors je me suis dit que plutôt que d’aller me mêler a une foule dangereuse mieux valais remonter le courant et j’ai marché jusqu’à concorde, ou on avait annulé une fête, le diné du "siècle" était vide, il n’y avait la que solitaire l’obélisque au centre de la place. Ce calme m’a réjouit et je suis rentré chez moi, par la fenêtre me venait les écho de la fête populaire. La bastille était entouré de fumé de fumigène comme un voile d’illusion.

On y criait comme des slogan publicitaire. Des commentaires assez abrutis, surtout des klaxons.

Mais aucune utopie, aucun lendemain meilleurs ne chantait par les rues. Si Marianne était là , elle à du faire comme moi, remonter de bastille à concorde et rentrer par les ponts, flânant au bord de seine, je l’ai peut être croisé d’ailleurs sur un banc un peut assoupie nostalgique du temps ou elle plaisait et de ses anciens amants. " Aujourd’hui, ils n’aiment plus personne", disait elle, "et leur fête est un simulacre qui masque leur ennuie et trompe leur cynisme, mais il ne croient plus en l’homme, ce sont de vieux onanistes vaniteux qui recherchent un plaisir éphémère qui se conclue par cinq ans de règne illusoire".

Et elle soupirait...

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