
Eté 2018Le 28 Août 2018, j’embarquais dans le vol NH6752 de la compagnie All Nipon Airways, opéré par Swiss airways, escale à Zurich. Je partais pour un voyage d’un mois au Japon, Avec Reiko on allait voyager de Tokyo à Osaka en train et en bus, faire des concert, rencontrer des amis et se marier ! Reiko était venu à Paris de mars à juin, on avait habité chez moi et tout c’était passé comme un charme. On avait rapidement pris des habitudes de vie commune très simple dans le petit appartement de la rue de Jarente. On était allé voir mes parents et je l’avais présenté a mes amis ; lors de mon voyage au japon en mars, j’avais rencontré sa famille. On était prêt à se marier. J’avais dit à Reiko que comme je voulais vivre avec elle il faudrait probablement se marier, mais c’est à Cayriech, dans la chambre du haut un après midi en mai que me serrant fort dans ses bras elle m’a dit "oui, on va se marier". On avait pris rendez vous en juin déjà à la mairie du 3ème arrondissement de Paris afin de prendre des renseignement. A la réflection, il apparaissait plus simple et plus rapide de se marier au japon. Le 17 Juillet, j’avais envoyé par courrier recommandé à l’ambassade de france à Tokyo (service consulaire), tous les documents nécessaires à l’établissement du "certificat d’aptitude au mariage", qu’on doit présenter à la mairie lorsqu’on se marie au japon. Je pensais que envoyant ces papiers en Juillet je n’aurais pas de réponses avant courant septembre, et que peut être nous ne pourrions pas nous marier lors de mon séjour du 28 septembre au 3 octobre au japon, dont le but principal était une tournée musicale de notre spectacle Migimbi suivant le chemin du tokaido, et qu’il me faudrait revenir au japon avant décembre juste pour me marier. Mes les services de l’ambassades ont étés rapide. Je les rappelais un mois après, vers le 15 Août et apprenais que les bans devait être publié à Paris, et que lorsque la mairie du 4ème enverrais la réponse, par valise diplomatique, je serais informé que le certificat et bien à ma disposition. Pas de rendez vous à prendre juste aller chercher le certificat à l’ambassade à Tokyo. De fait le lendemain j’allais à la mairie du 4éme et consultait les bans, notre mariage était bien annoncé, je prenais une photo que j’envoyais, tout heureux à Reiko. Le 22 Août j’avais la réponse de l’ambassade, le certificat était à ma disposition à l’ambassade. J’étais heureux. Deux jours plus tard, j’appelais Cayriech, en fin d’après midi, c’est mon père qui répondit et je lui annonçais que j’allais me marier. J’appelais ensuite Nathalie, Pascal m’appelait dans la soirée. A cette époque il y avait une grande retrospective Ozu dans les cinéma de Paris. J’avais pris un abonnement pour dix films au Champo et tous les soir j’allais voir ces histoires de mariage et de famille ou Setsuko Ohara veut d’un mari que son père n’accepte pas, ou bien elle refuse le prétendant que son père espère, bref tout tournait autours du pot ! Mais tellement apaisant le cinéma d’Ozu, c’était comme une méditation. Je rentrais ensuite à pied jusqu’à la rue de Jarente, en trainant le pas et dégustant de petit morceaux de chocolat salès. Il me restait une petite semaine pour préparer mon voyage, mais j’avais en parallèle la réalisation du site web du chocolatier Kosak, qui s’occupait beaucoup. Ce projet je le finissait le 27 au matin, après une nuit de travail jusqu’à 5 heure dans la petite boutique de montmartres. Au milieu de la nuit, petite pluie fine et clope j’annonçais à Cath que j’allais me marier. J’allais bosser le lendemain, allait faire les dernières courses (en grande partie les dernières bouteilles à ramener à Eba Chan qui nous hébergeait à Tokyo). Le soir Gaël passait à la maison pour m’apporter une grande valise orange que je remplissait de 6 bouteilles de bon vins et une bouteille de gin enroulées dans mes vêtements, j’avais mon sac à dos en plus et la housse du sanshin à la main. Le voyage de la maison à l’aéroport promettait d’être difficile et j’étais loin de me douter que ce ne serait rien comparé au voyage de retour en france ! Je m’endormais dans mon hamac le 28 au matin vers les 2 ou 3 heures pour une courte nuit. 28 AoûtJe me lève donc tôt. J’hésite a prendre un taxi pour l’aéroport et finalement je renonce et courageusement je décide de m’y rendre via la ligne 1 et le RER B. J’arrive assez largement en avance à l’aéroport, et enregistre au plus vite mes bagages. Ensuite je me rend au quai d’embarquement, sur mon dos seulement le Sanshin et la guitare pliable dans leur housse et mon sac bandouliere. Buvant une eau parfumée citron, j’entends le son d’un Ukukéké, c’est un monsieur polynésien et sa femme qui vont au canada pour un festival. On improvise quelques musiques dans le hall d’attente. Paris -Zurich Je me rappelle des montagnes que l’on peut voir par les verrières de l’aéroport de zurich. J’ai mangé un sandwich italien en attendant mon vol. Zurich - Tokyo L’avion de la compagnie Swiss airline était un peut vieillot pas vraiment de film intéressant à voir et bouffe très moyenne. Long voyage durant lequel j’essaie de dormir, le casque à réduction active de bruit sur les oreilles. La pleine lune est très belle par le hublot. On voit mars aussi. 29 AoûtTokyo Reiko m’avait envoyé un chemin pour rejoindre la maison de son amie Yoshiko à qui nous héberge près de la station Shimo-Kitazawa, mais il s’agit de prendre des bus et je traine ma lourde valise sans trouver le bon arrêt. Je me replis sur la navette directe et rapide, mais plus chère. Elle s’arrête d’abord à Tokyo Station puis à SHinjuku, puis je change encore deux fois avant d’arriver à la station ou Reiko m’attends. On est très heureux de se retrouver après 2 mois de séparations. On marche ensemble jusqu à l’appartement de Yoshiko et Haru, on quitte les abord de la gare de Shimo Kitasawa pour un quartier résidentiel. Reiko m’explique bien le chemin tourner à droite au bonhomme rouge, puis la boite aux lettres a gauche mais je ne retiens rien ! Yoshiko et Haru qui nous accueillent habitent un appartement dans une résidence appelé "Notre Maison" en français. Il y a deux étages, les chambres en haut et la cuisine, salon, salle de bain toilettes au rez de chaussé. Il fait chaud, je pose mes affaires dans l’entrée, puis vais me reposer dans le salon ou la climatisation est en route. Il y a un petit sanshin créé à partir d’une boite de conserve. Je bois quelques bières et me repose. Yoshiko est aide soignante, elle doit partir à son travail en début d’après midi. Haru ne rentre que le soir, il est développeur de jeux vidéos et fan de foot. On a rendez vous avec Hiruri-san pour répéter notre spectacle, Hiruri-san va danser lors de notre spectacle à Tubo. La répétition est dans une salle de danse près de Setagaya Daita. Ce n’est pas tout près d’ici. On mange en chemin des onigiris et karaage de konbinis. On retrouve Hiruri à la gare et on va ensemble jusqu’au studio. C’est une grande salle avec des tatamis, et des miroirs au mur. Hiruri nous à apporté quelques friandise et des cadeau pour notre mariage, un kimono orange avec une ceinture jaune et verte pour Reiko et une veste japonaise bleu avec un dragon dans le dos pour moi. On joue une fois Miginbi en entier pendant qu’Hiruri danse. On se sépare après la répétition. Reiko et moi on rentre chez Yoshiko, se reposer encore un peut. Je monte mes affaires à l’étage, dans la pièce ou on va dormir Reiko et moi, il n’y a pas de clim dans cette pièce, mais nous pouvons utiliser le ventilateur. Je laisse les bouteilles de vins et le gin dans la valise orange, on attache tout ça avec du plastique et on part retrouver Eba Chan à la gare de Shimo-Kitasawa. Il nous emmène dans un petit restaurant de Yakitori, en buvant Bières ou Hightball on mange de délicieuses brochettes de poulet. Eba repart avec la valise orange, qu’il gardera chez lui et les bouteilles pour lui. Avec Reiko on rentre chez Yoshiko et Haru. 30 AoûtTokyo On prends un petit déjeuner acheté hier au combini, Nashi et pain aux céréale, café. Avant de partir je vérifie bien que j’ai les documents qui me seront demandés à ‘ambassade (passeport). Et puis on s’en va bras dessus bras dessous, à notre mariage comme à une promenade. Ce matin il pleut. On fait la route jusqu’à la station Setagaya Daita, qui est la plus proche. On change à Shinjuku et on se rend à l’ambassade de france qui est à la station Hiro-o. Il fait vraiment très très chaud. A l’ambassade on me prends le passeport à l’entrée. Le bâtiment est assez jolie, il y a un beau jardin intérieur, l’immeuble est moderne et lumineux. Je prends un ticket (on n’a pas à prendre de rendez vous). Reiko va au toilettes et pendant que je l’attends le fonctionnaire qui s’occupe de nous arrive, on attend Reiko, puis on va dans son bureau. C’est un homme très calme et très gentil, avec des lunettes rondes. Il me demande mon passeport avant de me remettre mon certificat d’aptitude au mariage, mais je lui explique qu’on me l’a pris à l’entrée, il va donc lui même le chercher et nous laisse attendres. Il revient, nous donne le document et nous pouvons partir. Maintenant nous allons nous rendre à la mairie pour nous marier. On s’arrête dans un petit café avant de rejoindre la gare de Hiro-o le café "Chez Mortier". Je prends un café et un petit sandwich. On vérifie qu’on a tous les documents pour le mariage, Reiko part faire quelques dernières photocopies au combini et je l’attends dans ce café atrocement kitch. La salle a l’air d’avoir une vue pas mal sur un jardin intérieur. Reiko reviens on règle et on rejoint la station de métro. Reiko a choisi la mairie de Minato pour notre mariage. C’est la mairie la plus proche de l’ambassade. Mais comme il fait chaud on y va en métro. On descend à la station Kamiyasho et on marche à pied jusqu’à la mairie. On voit bien la tour de Tokyo, c’est une belle promenade. Enfin nous entrons dans la mairie, prenons un ticket et nous installons pour attendre quelques minute seulement avant qu’une fonctionnaire de la mairie s’occupe de nous. Tout se passe très vite, on signe les documents, puis nous sommes mariés. On nous demande ensuite d’attendre 20mn à peu près avant de nous donner un document que nous devons faire valider par une apostille du gouvernement avant de le retourner pour transcription à l’ambassade de france. Malgré le fait qu’on s’est marié juste tout les deux, en habit de semaine très décontracté, absolument sans aucun décorum, c’est un moment très particulier lorsque nous sortons, maris et femme de la mairie. On est très ému et on fait quelques pas dans la rue. On a faim et on va trouver un restaurant tout à fait ordinaire. Un petit restaurant de Soba. Pour notre très simple et très intime repas de noce a nous deux. On se dit des choses importantes que se disent sans doute tous les mariés du monde. En chemin pour le restaurant on croise la fonctionnaire qui nous a mariè. Elle nous reconnais. Elle va manger son bento dans le petit parc en face de la mairie. Donc on mange des sobas avec des Tempuras et je bois une bière. Le restaurant s’appelle Après le repas on va se promener au temple Zojo-ji, ou il y a beaucoup de Jizo sama aux écharpes colorées et un mémorial de la famille Tokugawa. Derrière le temple la perspective de trois époques du japon est belle : le temple boudhiste, puis la tour de Tokyo et les immeubles modernes de Shibuya. Il nous faut maintenant obtenir l’apostille (qui est une certification du ministère des affaires étrangères) pour notre contrat de mariage japonais, avant de le transcrire et de le faire valider par l’ambassade de France à Tokyo. On se rend donc au ministère des affaires étrangères. C’est encore loin pour y aller à pied et on prends le métro. On dépose notre contrat de mariage et notre demande. Il faudra revenir demain vers 10h30. Il faudra revenir demain pour récupérer le contrat, le transcrire a l’aide du formulaire et retourner à l’ambassade de France pour déposer la demande de transcription. Le livret de famille sera ensuite envoyé chez Reiko, à Sakai sous 1 mois et demi environs soit après mon retour en france. Voilà , on est mariés, on est aussi bien fatigué et on rentre chez Yoshiko à Shimo Kitasawa. On se repose chez Yoshiko. Le soir je vais au sento près de Setagaya Daita. On se couche sur les tatamis vers 23H00. C’est notre nuit de noce, bercé par les grillons de Tokyo. 31 AoûtTokyo Aujourd’hui il fait chaud et il pleut beaucoup. Tout ce passe rapidement que ce soit au ministère comme à l’ambassade. On ne nous pose pas de questions sur notre mariage. C’est le même homme qu’hier, toujours très gentil, à un moment il nous dit que tout et OK et que nous pouvons partir, et Reiko lui fait remarquer que certaines parties du document qui doivent étre complété par l’ambassade ne le sont pas. Il s’excuse et complète le document lui même. On s’en retourne tranquillement à Shimo-Kitasawa. A la gare on achète des Banh Mi et des sandwich dans une boutique que nous a recommandé Yoshiko. Les Banh Mi sont délicieux, on les mange sur le chemin. A mon sens ils sont même meilleurs que ceux de Dobutsuen Mae. On mange les sandwich chez Yoshiko en buvant une bière. Il pleut toujours beaucoup lorsque nous quittons maison pour nous rendre à Tubo ou on joue ce soir. On a beaucoup de temps à tuer, on va s’installer dans un restaurant pas cher et pas terrible (Gasuto). Je prends une glace pilé au sirop et un café. Tubo est situé un peu loin du centre de Tokyo, à la station Chitose Karasuyama, entre les quartier de Suginami et de Setagaya. C’est un café-concert sympa. Il ne pleut plus et la soirée et agréable. Je fait une petite promenade dans le quartier a la recherche de mes Kretek avant le concert mais je n’en trouve pas. On joue ce soir en première partie, Hiruri-san est l’invitée du jour, elle va danser durant notre spectacle. Des amis de Hiruri sont venu écouter le spectacle ainsi que Eiko-san du groupe The Ills et Yoshiko-san chez qui on habite. On fait un bon spectacle, après nous joue Seoul Star Miura, rock déjanté et drôle puis Sousana, l’Edo-ko débordant d’énergie danseur hors-pair au groove diabolique. C’est une très belle soirée. Yoshiko un peu pompette rentre avant nous et va se caller dans un petit pub qu’elle connait à Shimo Kita. On rentre plus tard. En chemin vers la maison on prends des gyozas et du riz chinois dans un petit resto, qu’on mange a la maison. 01 septembreTokyo De retour à la maison on s’occupe à plier quelques boites de CD et on se repose. Je fait quelques recherches sur le quartier sur internet, quelques infos intéressante et apparement un roman noir des années 50 dont l’intrigue se déroule dans le quartier : Irezumi de Akimitsu Takagi. On se prépare un petit repas à base de légumes bio que Reiko c’est fait spécialement livrer cher Yoshiko et cultivé par une amie à elle dans les montagnes de Nagano. Soupe, salade et sauté. Délicieux ; il a même un petit légume que je ne connaissais pas assez mignon en forme d’étoile quand on le coupe en tranche. Après le repas on fait une petite promenade en se mettant en route pour le concert de ce soir à Shinjuku. Il fait encore chaud. On va prendre un thé dans un salon de thé climatisé. A Shinjuku, le ciel est déjà nuageux en soirée, il commence à pleuvoir. On cherche la salle de concert de ce soir : ä »£ã€…木Zher the Zoo à yoyogi. C’est une très belle salle de concert, le son est un peu fort ; il y a plusieurs concerts mais l’événement principal reste les 15 ans du groupe Salome no Kuchibiru que nous avions reçu à Paris pour Paint Your Teeth et qui reviendront l’an prochain pour la japan expo. C’est un lieu vintage, les gens sont habillé comme des loulou des année 60 et aiment danser. Les concert sont bien et on est très heureux avec Reiko de voir nos amis Kyoko-san, Satoshi-san et Kazumi-san. Evidemment ce sont un peut les star de la soirée et on a a peine le temps d’échanger quelques mots notamment avec Kyoko qui est vite submergé par les demandes de photos et d’autographes. On rentre tranquillement avant le métro shinjuku, on s’arrête dans un restaurant de Ramen, on mange bien puis on rentre se coucher sur nos tatamis. 02 septembreTokyo On devance le cortège puis on se place de façon à le voir arriver au sanctuaire. Le sanctuaire est remplis de monde depuis tôt le matin des processions d’omichoji ne cessent d’arriver. Il y a des stand de nourritures partout Karaage, Okonomiyaki, takoyaki, yakisoba. Et même la bière Hikachino que j’aime beaucoup et de bonnes glaces. Il y a énormément de monde, on va voir un peu les cérémonies puis, en rentrant on croise Haru-chan qui nous offres deux barquettes de yakisoba. On s’éloigne un peu de la foule et on va continuer notre petite promenade plus au calme. On rejoint le magasin d’antiquité sur la grande rue mais on y trouve rien à ramener et on finit par retourner chez Yoshiko se mettre au frais et boire encore une bière. Le soir on va manger avec Yoshiko, Haru-chan doit nous retrouver ensuite, on a prévu d’aller dans un restaurant que yoshiko aime particulièrement, mais comme il est fermé, on va dans un restaurant de curry japonais : ムニピリカ Ponipirika. La musique est vraiment sympa, la soute de curry délicieuse. J’en prends un au poulet, c’est vraiment très bon. Haru nous rejoins un peu tard. Nous recevons un cadeau de mariage de la part de Yoshiko et Haru :-) ! C’est deux paires de baguettes avec nos noms gravés dessus en katakanas. On est ému et très content. Après le restaurant, Yoshiko nous emmène dans son bar favoris ou les clients ont droit de fumer des cigarettes mais ou je doit sortir pour fumer mes Kreteks car elles sentent trop fort. C’est un petit standing bar, en sous sol, très populaire. Les clients boivent de la bière ou autre en regardant le sport à la télé. Il y a quand même une ambiance plutôt sympa. Yoshiko y retrouve un ami dont elle semble très proche. On fait la fermeture du bar et on rentre joyeux en chantant "Gokigen Da Yoooo ! ". Avant de me coucher je commence a faire les valise, demain nous déménageons pour le Tokyo Dome Hotel ou j’ai réservé une chambre pour deux nuits. 03 septembreTokyo J’y suis retourné l’année suivante ; je venais de rencontrer Changmi et on marchait beaucoup dans Tokyo avec Gaël (François était déjà rentré en france). Un soir après une répète ou un concert chez Euro on rentrais chez Ryusuke en marchant ; quelle longue promenade jusqu’à Nichi Nipori ! On était retourné en haut. Le hall d’accueil est très spacieux, une hôtesse vient vers nous on lui demande si on peut laisser nos bagages ; la chambre d’hôtel ne sera disponible qu’à partir de 14h. Elle revient avec un grand chariot, on pose nos affaires et on va faire une promenade. L’ancien jardin japonais de Karakoen est tout à côté, je me souviens de l’avoir visité sous la pluie en 2013. Aujourd’hui aussi il ne fait pas très beau. Très moite. A l’entrée du jardin je remarque de grands brûleurs d’encens anti-moustique. De fait le parc est bien joli, la perspective avec les immeubles moderne en fond, le tokyo dome est presque intéressante, mais il fait moite et il y a plein de moustiques on ne peut pas s’arrêter 1 minute sans se faire dévorer. C’est aussi cela le Japon On fait quand même le tour du parc, puis on revient vers l’hôtel. On va manger dans un restaurant chinois un peu kitch mais très bon, avec un menu pas trop cher. Soupe épaisse et gluante délicieux, riz frit. On retourne a l’Hotel ou on nous donne notre chambre, au 16ème étage. L’hôtel est sympa mais pas tout jeune. Les couloirs sentent le tabac. Mais la chambre est propre, assez grande, il y a un minibar, un téléphone avec WIFI est fournis. Il y a 2 lits séparés mais assez grands. On se repose un peu. Reiko doit aller à la poste pour envoyer de l’argent a son amie qui a envoyé des légumes bio chez Yoshiko. Je reste à l’hôtel et m’occupe de mettre définitivement en ligne le nouveau site web de Kosak Chocolat. La vue est très belle. Du 15éme étage on surplombe le Tokyo Dome ; aujourd’hui il y a un concert de star Koréenne, d’ici la foule qui se presse ressemble a une procession de fourmis multicolore, c’est assez beau et ordonné mais un peu effrayant. Reiko reviens à l’hôtel, on fait une petite sieste pour se détendre et on répète une version courte (sans récital, juste les chansons) de notre spectacle. On monte au café du 45ème étage pour voir la vue, mais Reiko ne la trouve pas extraordinaire ; pour tout dire l’hôtel me semble un peu vieillot par rapport a mes souvenirs. On redescend rapidement. Le soir on sort pour diner avec mon vieil ami ryusuke que l’on part retrouver près de la station de métro. Ça fait longtemps qu’on ne s’est pas vu et on est bien content. On marche un moment cherchant un coin sympa ou aller, sans trop d’idées. J’aimerais bien manger du Samma, cette seule piste pour nous guider. On évite 1 ou 2 restaurants recommandés par des rabatteurs et finalement on échoue dans un Izakaya pas trop nul en apparence. On mange bien su Samma qui est a la carte et on bois de la bière. Junnishiro, le frère de Ryusuke doit nous rejoindre un peu plus tard, finalement vers la fin du repas, il arrive a garrer sa voiture près du restaurant mais il ne nous faut pas tarder car il nous emmène dans un restau de son quartier (vers Shimo Akatsuka ?) . Il faut bien 45mn en voiture, et le resto en question, spécialitées de viande cru, est fermé. Heureusement il y a un autre izakaya, bon aussi ouvert à côtés. On grignote en buvant encore jusqu’au dernier métro. Avant de prendre le métro on va acheter une glace à l’azuki dans un combini, puis Ryusuke nous accompagne jusqu’a Ikebukuro et on descend à la suivante Lidabashi. On marche 10mn environs, nous arrêtons dans un combinis acheter le petit déjeuner, puis rentrons dans notre hotel pour notre première nuit de jeunes mariés en tête à tête. 04 septembreTokyo On commence par prendre le petit déjeuner acheté hier soir en rentrant de Lidabashi. Il fait gris mais le vent ne souffle pas trop. Vers midi on part à Shinjuku ou on a rendez-vous avec Hee-chan, une amie de Reiko. dans le train la harpe qu’on voit après yotsuya---- C’est une très jolie jeune fille qu’on retrouve à une des sorties de la gare. Comme elle sort d’un cours d’escrime théâtrale, elle porte encore le Hakama qui lui va très bien. Après les présentations, elle nous propose de nous emmener dans un petit restaurant de viandes grillées sur de mini barbecue individuel. C’est un tout petit endroit, on mange assis sur de haut tabourets, accoudés au bar en buvant des bières. On pourrait se croire sans un Shushi bar, mais il n’y a que de la viande ; délicieuse. Ça s’appelle Jiromaru, dans le quartier chaud de Kabukichou. Les morceau de viandes, découpées en petite pièces sont présenté derrière une vitrine réfrigérée. On fait son choix de 4 ou 5 morceaux différents et on les grilles soit même à convenance sur un petit grill personnel. On se régale les filles discutent en japonais mais j’arrive en comprendre globalement et Hee-chan parle un anglais très correct. Le dernier morceau de boeuf que l’on choisi en particulier, lardé de lignes blanches de gras est délicieux. Après les restaurant on marche un peu et on va dans un café très conventionnel pour continuer notre conversation. Vers 14h30 Hee-chan rentre chez elles, avec Reiko on se ballade un peut à Shinjuku cherchant à tuer le temps ( Monter à la tour de la préfecture de Tokyo ? mais on l’a déjà fait tous les deux La librairie de la mairie de Kabukichou ? Elle est fermé un cinéma ? Rien d’intéressant.) et puis il pleut et Reiko est fatiguée, alors on décide de rentrer à l’hôtel, faire une sieste et revenir peut être ce soir pour le concert de Cosmos Report. Dans le train, je décide de descendre avant, à Lidabashi, afin de passer à la librairie de l’alliance française à Tokyo, ou je ne manque d’aller à chacun de mes passages à Tokyo. Cette fois ci j’espère y trouver la traduction française du roman noir qui se passe à Shimo Kitazawa, une histoire sordide de tatouage Irezumi. Grand vent alors je trace entre la station Lidabashi et l’alliance française. J’aime ce bâtiment et le petit jardin devant. Ils n’ont pas mon livre à la librairie mais il peuvent se le faire livrer dans 1 mois, alors que je serais déjà revenu à Paris. Tant pis. Je fume une Kreteck sur le petit banc devant la librairie alors que le vent se lève de plus en plus fort. En rentrant à pied jusqu’à l’hôtel, je m’arrête à Canal Café et achète un gâteau "Mont Blanc" que nous partageons ensuite avec Reiko. C’est le moment où le vent souffle le plus fort, mais le taifu ne survole pas vraiment Tokyo. En revanche une fois rentré à l’Hôtel, je vois sur internet les vidéos terribles d’Osaka, l’aéroport du kansai (KIX), au milieu de la mer est inondé, et un bateau partis à la dérive va percuter le pont qui relie l’aéroport à la terre. Impraticable pour plusieurs jours. Dure situation ! On se demande si Ryusuke, qui devait rejoindre sa famille à Sapporo par avion à bien pu partir, d’autant que dans quelques heures, c’est Hokaido qui sera durement touché par le Taifun, puis dans la foulé un tremblement de terre. Pour le moment à Tokyo, le vent baisse un peut et on décide d’aller au concert de Cosmos Report, groupe de Free Jazz mené par Suzuki san, l’homme au deux saxophone simultané. C’est une petite salle de concert, dans une cave ou le concert à lieu. On est sur le chemin quand une voix derrière nous nous interpelle. C’est l’ami Taku-san, qui se propose de nous amener jusqu’au lieu qui est un peu caché. C’est une belle soirée donc et un très beau concert de Suzukisan, Ryo kun, pianiste exceptionnel, tout en subtilitée et en sensibilité, mais pouvant aller jusqu’à la puissance la plus percutante dans son jeu, une guitariste et une batteuse que je ne connais pas. Viendra s’y joindre plus tard l’amie Cixa, de retour de festival en Corée et distribuant des bonbon coréens a la volée, qui pour le moment n’est venue qu’en spectatrice, pour nous souhaiter ses voeux de bonheur et nous offrir une bouteille de vieux saké Koshu et du poulpe séché mais elle ne resistera pas a la tentation et se joindra à la bande pour la seconde partie. Après un concert brillant donc on se met sur le chemin du retour. Ryo kun se propose pour nous ramener à l’hôtel car c’est sur sa route. On monte donc tous, Cixa, Takusan et nous dans la voiture de Ryo. Taku san comme a son habitude super affable, le trajet et joyeux et notre carrosse nous dépose pour notre deuxième nuit au Tokyo Dome Hotel. 05 septembreTokyo On fait donc notre balade sympa en suivant la promenade le long du canal. De retour au Canal Café, l’appétit est venu, on achète une salades et un plat de pâtes, qu’on va manger en buvant du café. Le vent souffle toujours fort mais il fait bien soleil et un peut chaud lorsqu’on est pas à l’ombre. On reste une petite heure à regarder passer les trains de l’autre côté du canal, ramenant régulièrement le parasol-rouleau que le vent invariablement repoussait. Avant de retourner à l’hôtel, on achète des gâteau très bon du Canal Café pour Moyo-pon, Hiruri et Kazumi. Ils sont emballé et mis dans une petite boite mignonne en forme de maisonnette. On récupère nos gros sac à dos à l’hôtel et on file à Kunitachi. Il faut changer à Shinjuku, ce n’est pa très pratique car on est très chargé. On prends la Chuo Main Line par laquelle on a parfois une très belle vue sur le mont fuji au loin. Je m’amuse comme à mon habitude a lire les noms de station et interpréter les kanjis. On a pris un train lent qui s’arrête à quasiment toutes les stations. Mais ce n’est pas si grave car on a bien le temps. Malgré cela, on va quand même arriver légèrement en retard. Saori et Kazuhide et Norihiko de Takkiduda sont déjà sur place. Mudai san aussi, elle nous donne un petit cadeau de mariage, deux jolis bol pour la soupe avec des petits lapins sculptées dessus. En plus il y a un petit malentendu ; Eriko chan, la "mama" de Chikyuya n’avait pas compris que Takkiduda allait jouer 25mn seul en plus de collaborer avec nous. Mais tout s’arrange finalement. On fait nos balances en premier du fait que l’on va jouer en dernier. Un peu dans le stress on s’en sort vite et j’enchaine de suite par l’installation de la caméra et l’ordi pour diffuser le concert en direct vidéo sur facebook. Malheureusement il me manque des convertisseur de prise japon-france, je peut soit alimenter la caméra soit l’ordinateur. La batterie de la caméra s’use super vite donc je ne garde que l’ordi. Mais mon erreur fut de vouloir d’abord diffuser le concert de Takkiduda, du coup il ne restait plus de batteries à l’ordinateur pour nous. On a le son de tout le concert ; mais pas l’image qui coupe lorsque la batterie de la caméra est tombée. Il faudra demain que j’aille acheter un convertisseur chez "Bic Camera". En attendant je vais au bar boire une bière que je demande en anglais a la serveuse tibétaine (ou népalaise ?) qui ne comprends pas le japonais. Elle est en train de discuter en anglais avec un jeune homme que par son attitude envers la gent féminine je devine bien français Bingo ! Plus on discute plus je me dit que ça n’a pas tout à fait l’air d’être un hasard. Il est venu sur les conseils d’un ami français qui vit au japon depuis un an, étudiant ah bon un certain Maxime. Sur le coup je ne voit pas de qui il s’agit. Et je comprends mieux quand je voit débouler les deux frères Lauret Maxime et Pierre avec une cohorte d’amis français. Ils s’installent entre eux à une table. Bien sur Mr Maxime sait parler et comprends bien le japonais, attitude samurai a base de "Unn !" et Pierre le suit. Ils sont venus surtout pour Takkeduda, qu’on leur avait permis de rencontrer en 2016, lors du premier PYT in Paris et sont un peu surpris de me retrouver là , marié à Reiko. C’est amusant de voir Pierre parce que hier on parlait de lui avec Cixa, qu’il avait dragué à Paris, il était ensuite allé quelques temps à Tokyo ou il s’étaient éventuellement revu, mais lui avait jeté son dévolu vers une autre apparemment. Le concert commence par un chanteur-guitariste d’Osaka que Reiko connais bien, très sympa, style folk rock. Apparement c’est lui qui aurait permis à Bonkichi de faire son premier concert solo. Le second groupe, un duo basse guitare est super aussi, très sensible ; le chanteur semble assez intimidé, mais sa musique est très subtile et belle. Ensuite Takkeduda remplis bien sa demi heure (et un peu plus) avec un show à base de danse (Norihiko) et de projections. C’est un peu trop chargé à mon goût. Parfois trop bruyant mais il y a de très belles choses. Ah oui ! ce soir là il y a aussi Suzuki-san qui est venu, et il se trouve que Eriko san le connais bien, c’est une bonne surprise. Il s’installe a une table et c’est lui qui nous permettra d’avoir une vidéo correcte de notre concert. Merci Suzukisan. Donc ce soir on joue avec Takkeduda qui partira avec nous en impro sur la musique du cosmos et Mudai-chan (PYT 2016,le premier ! ) qui dansera une Mibingi fantomatique parfaite. Et donnera à notre conte une allure de Kwaidan. En particulier parfaite vers la fin lorsque Mibingi se noie, elle fait une danse de voile avec un foulard bleu vert, jouant sur la transparence, c’est le corp de la noyée dansant sur les vagues. Parfait. Le concert terminé, on a un peu de temps, de quoi boire un dernier verre et manger des yakis-soba, mais on ne peut pas s’attarder trop longtemps. Les français partent vites pour être sur d’avoir le train, on part un peu plus tard avec Jeremy, le premier gar que j’avais rencontré au bar. On arrive a temps pour un des derniers train, c’est un rapide. A Shinjuku je suis un peu inquiet, on va devoir monter avec tout notre barda dans un des derniers train de la Yamanote line, mais ça se passe bien. Jeremy lui aussi part dans la même direction, il descend à Ebisu, une ou deux stations avant Meguro ou se trouve l’appartement d’Eba Chan qui nous héberge quelques jours. Presque 1h du matin déjà et on se guide au Google Map dans les rues de Méguro, repassant le superbe pont avec la vue sur le château love hotel d’un côté et les immeuble de Shinjuku de l’autre. Des souvenirs me reviennent de 2015, l’année où nous avions une maison, prêté par notre ami Sachio. Nous contions y retourner lors de notre tournée 2016, mais le décès subit de Sachio avait fait que l’on avait du trouver une autre solution en urgence. Heureusement, l’ami Ryusuke était (une fois de plus) là pour nous sortir du pétrain. L’appartement d’Eba n’est pas si loin de la gare, mais on est fatigué et les sacs sont lourds. C’est un peut dur sur la fin. On finit par trouver l’immeuble et Eba descend nous chercher. L’appartement est au 7ème étage. L’immeuble est habité (comme beaucoup dans ce quartier) par une majorité d’étrangers. Avant de rentrer dans l’appartement Eba nous prévient de faire attention à son chat Supersonique qui pourrait être tenté de s’échapper. On rentre donc prudemment, l’un après l’autre. L’appartement est grand et très beau. Il y a une grande baie vitrée ouvrant sur une terrasse et la vue (surtout de nuit) est proprement stupéfiante. On voit au premier plan la piscine de Meguro, puis divers immeubles s’échelonne et dans le lointain on voit entre deux grattes ciel la tour de Tokyo qui pointe. Au centre du loft, un grand tapis bleu ou Supersonique s’étire au milieu de ses jouets éparpillés. On s’assoit un peu pour souffler, et boire un thé. Eba nous explique que nous dormirons sur le futon sur la plus haute mezzanine. Lui prendra le canapé qui est un peu trop petit pour 2. Il est déjà tard, on prends rapidement nos douches Reiko et moi et après avoir discuter un peut avec l’ami Eba, tout le monde va se coucher. Eba lui doit se lever tôt pour aller travailler demain matin. 06 septembreTokyo On s’amuse un peu avec Mr Supersonique, puis on décide de partir en promenade, faire quelques course afin d’acheter de quoi préparer à manger (et en profiter pour faire des économies). On se dirige vers le sanctuaire shinto Otori Shrine, au passage on note les préparatif pour le matsuri du week end prochain. Après le "musé de Parasitologie" charmant ! on tourne à gauche dans les petites rues, j’aimerais montrer à Reiko la rue en fer a cheval, de forme caractéristique, vestige de l’ancien champ de course hippique qui faisait jadis (ère Meiji) la renommée de Meguro. Sur un plan ou une image satellite, on imagine sans peine en voyant la forme originale vraiment en U de cette rue qu’il ne peut s’agir que d’une des extrémitée de l’ancienne piste ou couraient les chevaux. On poursuit la rue en ligne droite qui elle aussi se superpose à l’ancienne piste de course, j’essaie de retrouver l’ancienne maison de feu l’ami Sacho, en vain, la maison n’est plus là , sur le terrain vide un écriteau "a vendre". J’ai un pincement au coeur. Juste à côté, dans le petit parc ou un soir nous avions attendu le retour de Sacho, je revois le vieux Sakura, toujours là lui, et ça me fait plaisir. C’est un grand arboretum avec de nombreux arbres de diverses espèces du japon et du monde, qui ont étés transplantés ici à Tokyo afin de tester leur capacités à s’acclimater. Nous, ignorant cela, on profite d’autant plus paisiblement de notre promenade sous ces beaux arbres. Puis on retourne jusqu’à la grande rue principale de Meguro et au supermarché Tokyu store. Partis sur une idée de préparer un curry on se replis sur une solution plus basique d’acheter du riz précuit pour 3 jours, quelques légumes, du poulet émincé et on va préparer un bon vieux riz grillé Chawan de tonton Gilles. J’y ajoute deux bière artisanale, dont une venant de Iwate, qui à elles seules representerons presque la moitiée de la note .. et je me fait asticoter par Mme ma femme. Bienvenue dans ma nouvelle vie... On rentre et on prépare le repas, que l’on mange joyeusement avant de sombrer dans une petite sieste, bien méritée. Supersonique lui, toujours farouche, regarde d’un oeil suspicieux ces étranger qui ont envahis son quotidien bien réglé de chat tokyoïte. On se prépare pour partir retrouver les amis Irurichan, Kyokochan, Satoshisan, Erazer san et toute la bande de the Hills : Jetty, Eiko, Naoaki pour un mini feu d’artifice organisé pour notre mariage. Ça se passe dans un petit jardin public près de la gare d’Asagaya. En fait il s’agit de baguettes pyrotechnique qu’on tient à la main et lancent des flammèche comme un vrai feu d’artifice miniature. Jeu d’enfants et d’adolescent, qui ce soir prends un charme nostalgique particulier. On retrouve Iruri alors qu’on flâne dans le petit passage commerçant près de la gare D’Asagaya. On passe devant un magasin de Shamisen. Interloqué, je rentre et on discute un peu avec la vieille dame qui est là . Elle et son maris tiennent cette boutique depuis les années 60, les jeux olympiques de Tokyo. Et avant c’était un vieux monsieur qui y était et faisait aussi des Shamisen. A cet endroit on vend des shamisen probablement depuis l’ère Meiji, et peut être même avant. J’aimerais bien, mais je n’ai pas l’honneur de pouvoir essayer un des instruments de la boutique. Mlle Erazer nous retrouve alors que l’on sort de ce magasin. On se rend ensemble dans le petit jardin ou nous attendent déjà Jetty Eiko et Naoaki. A côté du parc il y a un bar, puis a l’angle de la rue un liquor store ou avec Jetty san on va acheter des bières. Kyoko san, amatrice de bon vin arrivera un peu plus tard, ce sera l’occasion de retourner chez ce marchand de vin pour acheter du vin californien. La soirée est très sympa, il fait beau, pleut juste un peut a un moment pour rafraichir la nuit. On bois des bières, du saké et du vin en mangeant des yakisoba, salades karahage et en écoutant de la musique punk et en allumant ces petits feux qui scintillent de mille étincelles dans la nuit. On se croirait revenu au temps du lycée. Le feu d’artifice tout petit de notre mariage à vraiment un charme fou. Il y a même cette histoire de Eiko et Kyoko, petite histoire d’amour déçu et de coeur brisé comme on en a à 16 ans. Moi ça me rappelle un peu la nuit ou Jeremie Fred et moi avions brûlé nos cours du lycée une fois le bac obtenu. Finalement Eba chan à fini son travail trop tard et n’a pas pu venir ce soir, on rentre tranquillement à Meguro, il ne dort pas encore et regarde la télé. Alors on partage un bon whisky pendant que Reiko se douche et part se coucher. Je m’en vais fumer une dernière Kretek en contemplant de haut la nuit de Tokyo. Combien de petit parc caché ou des gamins ont les yeux qui brillent en regardant s’envoler, insouciant, les étincelles de leur jeunesse. 07 septembreTokyo Mais pour le moment, je dors tard et on petit déjeune lentement, en tentant d’apprivoiser Supersonique qui ne se laisse guère amadouer. On fait la lessive aussi entre autre. Après le repas je somnole comme un bienheureux. Et on engage une discussion avec Reiko qui finit sur un paris amusant. Peut on aujourd’hui (et en particulier à Tokyo) se rendre à un rendez vous précis sans utiliser google Earth. On prends les paris ; chacun partira à son moment et on se retrouvera au bar en question le "Bankurawase". Je ne triche presque pas. Et puis finalement on décide de partir ensemble, prendre la Yamanote jusqu’à Shinjuku et finir à pied en traversant (ou longeant) le jardin impérial Shinjuku Gyoen . Sur place ce n’est finalement pas si simple il faut une bonne marche mais comme on est motivé ! Et sur le chemin en plus on s’arrête dans un petit kiosque a Taiyaki, c’est la première fois que je goûte ces gaufres en forme de poisson fourré à la pâte de haricot rouge Anko chaude. Un régal. Nous rejoignons le jardin impérial et le longeons un moment car il est déjà fermé. Dans les horaires d’ouverture, moyennant une petite admission, il est possible de le visiter. On le traverse de long en large à la rechercher d’un petit bar arti : アートスナック㠰んã ら゠㠛 ー art snack bankurawase. C’est un plan super gentiment programmé par nos amis de Salomé no Kuchibiru. On suit une rue, puis on la remonte, on cherche la petite impasse qu’il faut explorer pour trouver : le petit café de poche avec juste un comptoir et une petite table dans un coin. Le bar, tout petit et assez "vintage" est tenue par une barmaid "mama-san" qui sert les clients, leur prépare des petits plats et fait la conversation. Il y a toute une équipe qui se relaie selon les jours et s’entend joyeusement et la clientèle est majoritairement d’habitués. On commence à monter les instruments et nous accorder, puis j’installe ordis et caméras pour filmer la performance (intégralement j’espère aujourd’hui). Nous rejoignent Mudai chan, Satoshi et Kyoko chan. Satoshi connais assez bien le quartier et à ce que me traduit Reiko, il aurait fait des recherches sur le quartier. La barmaid se mêle à notre conversation, et finit par nous proposer d’abandonner quelques minute la buvette pour nous emmener voir une mare étrange près d’un temple shinto soit disant habitée par divers types d’esprit farceur que l’on pourrait apercevoir le soir venu. La nuit est tombé et l’étrange procession parcourt les ruelles et escaliers jusqu’au sanctuaire Tsunokami Benzaiten. Une sorte de mare à côtés du sanctuaire avec un bras traversé par un pont rond. Pas âme qui vive, l’ambiance est bien particulière. J’en apprends un peu plus sur ce quartier qui s’appelle Arakicho. Il est établie sur l’ancien domaine d’un Daimyo. La légende dit qu’autrefois ce lac était plus grand et que le Shogun Tokugawa Ieyasu venait faire baigner son cheval ici. Mais d’autres histoires bien plus inquiétante circules sur l’endroit ; notamment à propos de Kappas, esprit mauvais, homme lézards qui enlèvent les enfants et les jeunes filles. Ce quartier est bourré d’histoire de ce genre, outre le célèbre fantôme de Yotsuya, rendu célèbre par une pièce de No ; une fois retourné au troquet la barmaid me montre un plan du quartier où sont référencé quelques lieux légendaire. Hélas elle ne peut me donner ce document, mais me dit qu’il est disponible à l’office de tourisme de shinjuku. Le site est idéal pour faire vivre la légende de Mibingi. Et ce soir, une fois de plus Mudai chan l’incarne parfaitement. On joue en acoustique dans cette boite à chaussure ; le public est très chaleureux, on se croirait en famille. Eba chan nous à rejoint après son travail ; juste avant le concert. Kenji le batteur de Ugadub (Paint Your Teeth in Paris 2016) est venu aussi, d’assez loin. Après notre prestation, c’est Salome no Kuchibiru, eux mêmes, une acoustique et intime performance. Tout à fait à l’aise dans ce cadre vintage, l’ensemble à un goût nostalgique venu de l’époque showa. Cette soirée est très belle, il ne fait pas trop chaud, on a fait un très beau concert, depuis l’extérieur du bar, sirotant une bière on écoute la voix mélancolique de Kyoko san. A côté de moi, mudai assise sur le trottoir fume une kretek qu’elle m’a taxé et dont l’odeur m’enivre. Je serre ma Reiko dans mes bras. Lors des plusieurs "Chapeaux" que Satoshi san à fait circuler les clients ont étés bien généreux et on repart avec une très belle enveloppe. Eba est rentré un peu avant nous, on le rejoint à Meguro après s’être offert un bon Ramen coréen. Il ne dort pas encore et on finit la soirée tranquillement par quelques verres de vin puis whiskies. 08 septembreTokyo Au sortir de l’arboretum on entends des tambours au loin. Probablement la procession du matsuri. Ce sont en effet des processions d’enfants portant de petit Omikoji vers le sanctuaire principal. On descend la rue qui longe le temple bouddhiste RyÅ« senji pour rejoindre le croisement avec le pont de la rivière meguro devant le sanctuaire Otori Shrine. Au final, les yakis sabas et takoyakis du matsuri nous semblent un peu cher. On va acheter des légumes dans une petite échoppe en face de chez Eba, et quelques Karaage dans un restaurant fait exprès et on rentre préparer un repas rapide, salade, légumes et karaage. Facile et très bon. Après une courte pause digestive nous prenons la route vers Fukuwa café près de la gare d’Eifuku. Ce lieu est tenu par Miwako-chan qui est une amie de Reiko. Ce n’est pas tout à côtés, on y arrive vers 16h30. On fait les balances de nous et 3 autres groupes. A peine ces préparatifs achevés tout le monde quitte le bar pour l’Izakaya à côtés et on dine de sushis, karaage (encore !) edamame et bois de la bière 18h00 ! Ce n’est pas très raisonnable. On retourne au bar et on attends les premiers clients qui sont accueillis par des "Irasshaimase !!!" sonores et des applaudissement. Tous sont très surpris. J’ai fini par comprendre qu’on fêtait l’anniversaire du bar (10 ans ? 5 ans ?). https://www.facebook.com/photo.php?fbid=1704775226311300&set=pcb.1704786989643457&type=3&theater Après nous, des groupes de rocks au noms étranges : Pomt., æº æ „è£½ä½œæ‰€ motoe seisakusho, B3BB et enfin le groupe du bar, avec l’équipe du lieu et Miwako chanteuse en robe rouge sexy : Fukuwa Band. Ce soir je bois des Highball citron en fumant des Kreteks. La soirée est généreuse, tout le monde s’amuse bien et certains ne marchent plus bien droit en fin de soirée. Petit à petit les gens regagnent leur logis ou une deuxième partie de soirée. Nous rangeons nos bagages, et alors que le bar c’est déjà bien vidé nous prenons le chemin du retour avec Comme j’aime beaucoup ce samué, acheté à Nara en 2013, lors du concert après le typhon, je décide de rebrousser chemin jusqu’au café, en espérant retrouver la veste. Ayumi nous accompagne gentiment. Il n’y a qu’une station heureusement. Ayumi appelle Miwako ; tout le monde est retourné à l’Izakaya de tout à l’heure, le café est fermé mais Miwako nous dit qu’elle n’a rien trouvé ce soir mais qu’elle cherchera mieux demain. Nous n’avons pas d’autre choix que de rentrer à Tokyo et d’espérer que la veste sera retrouvé et que je pourrais la récupérer. Enfin ce n’est pas bien grave et dans cette affaire nous avons surtout gagné une amie me fait remarquer Reiko. On soupçonne même ce Samué de s’être transformé en Yokai, et fuyant ma vue pour que je l’oublie aurait de la sorte organisé notre rencontre Reiko et moi avec Ayumi. Finalement la veste sera retrouvé quelques jours plus tard et en fin de compte envoyée à Sakai, chez Reiko en recommandé. On se sépare de Ayumi chan a Shinjuku, nous partons vers Meguro, encore deux nuit nous profitons de l’hospitalité de Eba-chan. 09 septembreTokyo Eba-chan nous cuisine un tajine au poulet délicieux. Très minutieux dans le choix des épicé et la préparation, pesage et découpage des légumes. C’est un véritable chef. Après le repas Eba sort a un rendez vous du côté du Shibuya, on prévoit de se retrouver au métro Koenji pour aller ensemble au concert de Salome no Kuchibiru. On reste à la maison, avec Mr supersonique qui petit à petit finit par s’habituer à nous. On prépare nos paquetage et on décide de laisser ici, dans la valise que j’ai utilisé pour apporter les bouteilles de vin à Eba-chan et que je ré-utiliserais pour rapporter à Mr Gaël le Kasu de sauce Soja, Moromi et Yuzusko, les cadeaux que nous ont offert jusqu’à aujourd’hui les gentils amis que nous avons rencontrés. Il y a des baguettes, des bols pour la soupe, des vêtements (une veste pour moi et un kimono pour Reiko)... Vers 17h00 on quitte la maison, il ne fait pas très beau. Il pleut et il y fait loud. Reiko ne se sent pas très bien et décide de rentrer se reposer. Je prends le train, change à Shinjuku et retrouve Eba à Koenji. Beaucoup de souvenir dans ce quartier bohème où nous avons joué en 2015, à Koenji Mission, salle de concert sous la voie ferré, aujourd’hui fermé ainsi qu’à UFO. On est aussi venu plusieurs fois faire des répétitions ici avec Asari-chan. La salle de concert aujourd’hui, Koenji U-hA, est à une dizaine de minute de la gare. C’est un quartier un peu branché de café et de magasins vintage chic. Au coin d’une rue je trouve un distributeur de cigarettes qui vends des Kreteks, mais il faut une carte spéciale pour pouvoir en acheter. La salle n’est pas très grande, on paie une entrée et on peut boire un verre, on s’installe dans un coin, près d’une table. Je reconnais pas mal de visage vu avant hier à Bankurawase près de Yotsuya. La soirée est acoustique, Salome no Kuchibiru, basse et guitare acoustique ne perd pas de son charme mélancolique. C’est en revanche une surprise (bonne) de retrouver Atomic Farm en formation acoustique. Moyo Ponjoue d’une formidable basse acoustique fretless, Motohito de la guitare acoustique et Taro kun du djembé et petit xylophone. C’est très beau et très différent du son de Paint Your Teeth à Paris en mai dernier. C’est une très belle surprise de retrouver la bande de Atomic Farm, ils sont venu de Tokyo pour ce concert et demain c’est nous qui allons jouer chez eux à Fukuoka ! On est très content et ému de se retrouver. Après Atomic Farm, une chanteuse étonnante et que j’ai beaucoup aimé : Shimano Wakaba. Un jeu de guitare classique, des chansons dans un univers qui fait presque Giblhi et en même temps une voix éraillé par moment de sorcière ou de voleuse. Je pense qu’elle serait super dans le festival Paint Your Theeth in Paris et je lui en parle en prenant contact. Et puis nous rentrons, Eba et moi, tranquillement jusqu’à Meguro, tout en discutant de nos vies de quarantenaires. On change à Shinjuku et distraits tout les deux on oublie de descendre à Meguro. On décide de descendre à Gotanda et de continuer à pied par un chemin sympa qui borde la rivière. Comme on a un petit creux et envie de bière, on s’arrête dans un yakitori moyen en étage d’un immeuble, genre d’établissement ou on commande sur une tablette mais ça n’est pas moins bon et la bière fraiche. De retour à la maison, Reiko dormais et le chat n’avait pas mangé mais c’était plaint. On boit un dernier verre avant de se coucher. Courte nuit, demain on part à l’aventure en amoureux sur le Tokaido : première étape Atami puis Shizuoka. 10 septembreTokyo Atami Aujourd’hui Atami c’est notre halte de midi. Il faut changer de train, alors je me suis dit autant en profiter pour aller voir la mer. On achète des Ekiben à la gare, des sélections de sushis et tsukemonos. Puis on décide d’aller voir la mer et de pique niquer sur la plage avec tout notre fatras. Mais j’avais oublié que la plage et bien basse et la gare bien haute. Tous les escaliers que l’on descend à l’aller, déjà difficilement, on est bien conscient qu’il faudra les remonter. Mais voir la mer à Atami Alors on rejoint la plage ou des adolescents se poursuivent en criant et plongent dans la mer. on se trouve un jolie coin de sable. Il n’y a pas grand monde et il y a du vent ; mais c’est tellement agréable. Je sors le sanshin pour qu’il respire un peu l’air iodé et on chante Reiko chante des air d’Okinawa. On mange nos sushis et on profite du bon air, il commence a faire un peu chaud, mais il y a du vent. Les bentos sont bons, dans le mien il y a même de l’anguille fumée. En promenade digestive, il nous faut bien remonter à la gare avec nos gros sac et tous nos bagages et alors que le ciel se couvre rapidement. Deux jeunes filles derrière nous semblent nous plaindre, nous montons les venelles et les rue en escaliers de la ville comme deux gros insectes portant des miettes plus gros qu’eux mêmes. On arrive à l’heure pour monter dans un train pour Fukuoka. On pose nos affaires et on repart, à demi somnolent nous regardons le paysage défiler jusqu’à Shizuoka. Shizuoka Les autres copains de Atomic Farm sont là aussi : Taro Kun et Motohito, on boit notre thé en fumant quelques clou de girofles avant de faire nos balances, on jouera donc en premier. Moyo Pon prends nos réglages. Iruri chan et Kazumi chan nous rejoignent, elles vont faire une performance flûte-voix, dans le style de ce qu’elle avait fait à Paris pour Paint Your Teeth. Le concert commence par Namako, groupe étrange mélangeant instruments electrique (guitare et basse) et traditionnel (shamisen, chants traditionnel). Un côté un peu gothique aussi et punk enfin tout en faisant du storytelling humoristique !!! assez unique et plutôt digne de Paint Your Teeth. Assez dingue, bien. Ensuite, Atomic Farm joue le même répertoire en acoustique qu’hier, avec toujours cette superbe basse magique de Moyo Pon. Puis c’est la belle performance de Iruri et Kazumi, charme magique, costume un peu de clown coloré, musique ambiante et un peu mystique, transe magnifique. Et puis c’est Reiko et moi. On a mis nos tenugui imprimés des phases de la lune que Reiko nous a offert le premier jour à Tokyo dans nos cheveux. Moi à la mode des vendeurs de Ramens, Reiko attaché en arrière comme "Rosie the Riveter" sur l’affiche de propagande We Can do It. Je fait une petite photo sympa qui rappelle cette affiche. On fait un beau concert, le son et la lumière sont parfaitement géré par Moyo Pon et son collègue. On est très heureux. Après le spectacle on vends quelques CD, il y aussi une petite enveloppe, une partie des bénéfice de la soirée que nous reverse le lieu et que nous confions à "Petit Gilles", la peluche Padington, que Mamichan m’avait ramené de Londres en 2015 et que j’avais glissé a Reiko comme passager clandestin à l’aéroport avant qu’elle ne prennes l’avion du retour. Comme pro |
