J’aime cueillir l’aurore saisisante
Comme c’est tendre quant elle affleure
Cette syllabe égarée
Aux lévres d’une femme loingtaine
On lui promet des sanglots anodins :
"Nous marcherons dans les capitales
A la lumière suintante des astres
Aurore reste, reste encore un peu..."
Et déjà floue de devenir
Les yeux mis clos, des yeux qui pleurent,
La voilà qui emporte la nuit
La jonque sur la vague tremble
Un instant
L’existance fut légère.