
Moi, je jouait de ma douce guitare.
Nathalie pour mon anniversaire à organisé un repas secret ou étaient invité mes amis Gaël, Fabienne et Xiména. Emilie aussi était invité mais elle a eut un accident de voiture pas grave dieu soit loué et Maria à décliné l’invitation.
On a fait de belles photos d’ombres sur le cousin de la banquette !
C’était chouette et le vin exquis. On est ensuite rentré en marchant à pied, j’ai raccompagné chez elle la belle Ximena, en sifflotant dans les rues.
Le lendemain je me suis rendu à pied de chez moi à la BNF, passant par la rue Watt, a une projection de documentaires sur les mines en Colombie. Très intéressant et il y avait beaucoup de colombiens très gentils. Une jolie fille tissait des fils de laine que je n’ai pas osé aborder.
Puis je suis rentré en passant chez Xime pour manger un bon sandwich libanais, et rendre visite à Gaël malade.
Le dimanche c’est Pascal Amélie et les petits qui étaient à Paris ! On c’est retrouvé au jardin des plantes et on a visité la ménagerie. Les Singes et les fauves, puis il faisait chaud et les enfants étaient fatigués, alors on a pris le bateau, fait une halte au Louvre et dans les jardins du palais royal.
Puis on a pris le métro jusque la Tour Effeil et on est rentré avec le bateau, retour crevé vers le jardin des plantes.
La soirée, après une bonne douche : séance fenêtre sur cours, la nuit est douce et il y a un feu d’artifice, derrière l’immeuble, a Montmartres.
Je retrouve Emilie a un brunch "ARTI" rue Quinquanpoix. Un journal de création graphique avec de jolie litho. Un peintre fait une fresque moyenne sur la vitrine. Dedans des tableaux et un petit buffet des gâteaux, du jus de fruit.
On se retrouve avec la belle et on fait le tour avant de se diriger vers le petit bal perdu devant l’église de Menilmuche. Un orchestre joue valses et java, Emilie filme. On danse une danse et on visite la librairie du "monte en l’air" plein de choses pour me faire plaisir dans cet antre libertaire.
Puis on cherche le vide grenier de Stalingrad qu’on ne trouve pas, avant de dériver vers un bistrot de Belleville. On se mange un demi-Camenbert avec du miel et du laurier. Sublime mais lourd. Avant que Gaël n’arrive Emilie doit partir pour aller voir la pièce des "faux gitans" dans son intégralité...
Gaël arrive et on attend le résultat des élections. C’est annoncé a la radio. On applaudis, le patron offre une tournée de sauciflar et il y a des klaxons dans la rue
Avec Gaël on cherche un resto. On descend vers chez moi et on s’installe au "bistrot des musés". Excellent repas pour 22 euros.
Il y avait tout plein de monde dans les rues et a cotés de chez moi (je suis proche de bastille). Et ça ne me plait pas trop les foules, en plus j’étais plus réjouis de la défaite de Sarkozy que de la victoire d’Hollande, alors je me suis dit que plutôt que d’aller me mêler a une foule dangereuse mieux valais remonter le courant et j’ai marché jusqu’à concorde, ou on avait annulé une fête, le diné du "siècle" était vide, il n’y avait la que solitaire l’obélisque au centre de la place. Ce calme m’a réjouit et je suis rentré chez moi, par la fenêtre me venait les écho de la fête populaire. La bastille était entouré de fumé de fumigène comme un voile d’illusion.
On y criait comme des slogan publicitaire. Des commentaires assez abrutis, surtout des klaxons.
Mais aucune utopie, aucun lendemain meilleurs ne chantait par les rues. Si Marianne était là , elle à du faire comme moi, remonter de bastille à concorde et rentrer par les ponts, flânant au bord de seine, je l’ai peut être croisé d’ailleurs sur un banc un peut assoupie nostalgique du temps ou elle plaisait et de ses anciens amants. " Aujourd’hui, ils n’aiment plus personne", disait elle, "et leur fête est un simulacre qui masque leur ennuie et trompe leur cynisme, mais il ne croient plus en l’homme, ce sont de vieux onanistes vaniteux qui recherchent un plaisir éphémère qui se conclue par cinq ans de règne illusoire".
Et elle soupirait...
Ce fut un beau dimanche que je passait avec Ximèna. Elle passait me voir vers midi et j’avais prévu de l’amener manger une soupe et un bon gâteau au centre culturel suédois de la rue de Sévigné. Mais il n’y avait guère plus de place alors on a continué à marcher jusqu’à la bonne crêperie le "Breith Café", ou nous avons "in extrémis" pu nous régaler.
Ensuite on a acheté une petite pâtisserie bien mignonne a l’angle de la rue Elzevir et puis on est monté dans ma cabane sous les toits.
On a passé la journée à discuter, étudier son mémoire et faire de la musique, reprendre du Cabrel en espagnol et faire nos propres chansons ! On était bien !
Vers le soir on est allé boire une bière au pub écossais et elle est partie, j’ai retrouvé plus tard Gaël qui revenais de Fontenay.
Ces jours ci, chaque matin lorsque le bus franchis "le pont au change" vers Saint Michel, et alors que nous arrivons sur l’ile de la cité je reçoit en pleine poire une belle leçon de chose et de morale libérale, oh... bien connu cette leçon ! mais ici formulée façon slogan :
" L’impunité existe pour les riches et les puissant et ILS L’AFFICHENT".
Le très riche et très puissant c’est bien sur J.C. Decaux, qui viole et transgresse allègrement et impunément la loi dans sa propre cours, au vu et au su de tous ses serviteurs du Tribunal de Grande Instance qui doivent bien connaitre l’Article L581-8 du code de l’environnement qui proscrit toute publicité au abord des zones classés Monument historique.
Ah anciens compagnons de luttes exilés loin de la capitale ! ( ils se reconnaitrons ) Heureux êtes vous de n’avoir tous les jours le spectacle dépriment de la façade de la conciergerie ainsi déshonorée.
Et ce qui m’a le plus attristé, je doit le dire, c’est que dans cette campagne ignoble de défiguration de l’espace public, sur ces affiches qui vendent des gadget électronique que nous verrons demain obsolète, j’ai reconnus des signature d’artistes amis et estimés.
Quelle profonde désolation et incompréhension que de voir ainsi se vendre au service de l’industrie des artistes dont le terrains, autrefois était la marge et non la médiocrité, des artistes qui savaient la poésie des murs.
Les murs sale des villes pouvaient paraitre triste à l’esprit chagrin, mais ils avaient pour ces artistes là , la poésie du non conforme, du rugueux, éventuellement poreux à l’imaginaire, ébréchés, ils devenaient un support à leur rêverie.
Est ce bien ceux là même qui, aujourd’hui, participent à l’ensevelissement des murs de la cité sous de gigantesque réclames putassières ?
L’année commence dans mon petit appartement ; rue de Jarente, près de la place Du Marché Sainte Catherine à Paris. Je commence petit à petit à apprendre mille choses sur le quartier.
