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C’est drôle tout de même l’histoire de cette ballade écossaise, je me souviens bien du jour ou j’ai écrit ce texte dans le bus vers Glasgow et lorsqu’au soir je te l’ai lu dans la cuisine de votre appartement de Dunfermline, je ne la chantais pas d’ailleurs, tu a souris et m’a dit que c’était bien écrit en bon anglais.

La première musique que j’y ai mis dessus c’était quelques jours plus tard au retour de la plage d’Aberdour, un air joyeux irlandais, enfin de retour a Cayriech, quelques semaines après je composait les quelques notes de guitare de la forme actuelle du poème, plus baroque.

Depuis que je la chante sur scéne, c’est une des chansons qui est le plus apprécié et attendue des habitué(e)s notamment les petites souries qui ne se lassent pas d’en rire.

On m’en a dit des tas de choses formidable et exagérées de ces quelques vers, Alain Leprest qui a écrit des chansons superbes avec des texte d’une qualité littéraire que j’admire la remarqua un jour au point de me dire que c’était une très belle ballade dans le genre de sa "valse pour rien".

Plus récemment Ximena (qui chante du grégorien a St Germain l’Auxerois a comparé ma partition de guitare a du John Dowland (maitre luthiste anglais du XVIeme siecle).

Je ne mérite pas tant d’éloge car si je crois a la réelle qualité de ma chanson, c’est parce qu’elle parviens a émouvoir ceux qui l’écoutent, et si elle parviens a émouvoir c’est parce qu’elle est humble et qu’elle joue, en quelques sortes sur mes faiblesse. Si je me mettait a corriger les fautes et l’accent, a faire de la vrai poésie, a agrémenter la partitions d’harmonies classiques, ce serait sans doute plus beau mais moins touchant.

C’est dans l’attitude que tiens la poésie de ce morceau, dans l’interprétation non dans le texte lui même, et en réalité, mais c’est entre nous, dans la fraicheur du souvenir... c’est pourtant déjà loin.

Dans la joie que j’ai a raconter cette émotion qui finis par déborder de mon cœur comme elle le fit a l’époque. Et chaque fois que je raconte cette histoire, finalement je revoit non pas Glasgow, ou la maison de Dunfermline dont je parle et que je romance pour ces inconnus, mais, dans le secret, la plage d’Aberdour, le rocher percé, l’hôtel abandonné, surtout l’orage qui nous délogea d’une douce méditation.

Cet instant là .

Et voilà que l’histoire ce poursuit et se perpétue, Nicolas viens d’écrire ce texte inspiré par cette chanson, je te l’envoie, c’est aussi pour toi un bel hommage (mais juste) !

Lady of the Lowlands - acrostiche
 
Ardemment attendues de tous amis de l’art,
Les larmes libérées des ladies in lowlands
Posent aux pieds du poète cette prière : « Pars !
Harnache ton habit, hère sans houppelande
Abandonne cette âme qui n’a pas d’allégresse »
 
Baste ! Bravant brumes dignes de Braveheart,
Exalté par l’Ecosse et par ses encres épaisses,
Traquant toute tristesse têtue qui te heurte,
Défiant drame, doute et douleur désolée,
Emérite écrivain, tu t’élances en éloges.
 
Sans surprendre le sens de ses sanglots salés,
In petto imagine une idée qui l’abroge,
Redis à la ravir ce rêve répété,
Emu encor de son être empreint de bonté.
 
Le Grand Absurde
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